lundi 24 septembre 2012

La ligne du temps

L'opportunité qui nous est offert de présenter une ligne du temps synthétisant les moments-charnières qui nous ont amené à nous orienter vers notre choix de future carrière me semble être une nouvelle fois un élément d'analyse réflexive très intéressant. Formaliser un cheminement personnel et professionnel m'apparaît comme une excellente manière de relativiser certaines difficultés que nous rencontrerons dans notre pratique. J'ai souvent entendu certains enseignants se poser la question de la pertinence de leur orientation et je crois que nous devons en tout temps nous rappeler que notre carrière est un choix, qui comporte nécessairement certains obstacles, mais qui a été fait en fonction de nos convictions et de nos caractéristiques personnelles.

Je ne me destinais pas à l'enseignement, mais plutôt à une carrière artistique, en particulier dans l'optique de la gestion de projets culturels. J'ai travaillé dans ce domaine durant plusieurs années, jusqu'à mon arrivée au Québec. La question de l'orientation professionnelle est alors devenue très prégnante, notamment quand j'ai constaté que mes diplômes universitaires français n'étaient pas reconnus à un niveau suffisant pour me permettre de continuer dans la voie que j'avais choisie.

Il m'a donc fallu réaliser un véritable bilan de compétences, mais également d'aspirations professionnelles, pour me permettre de me réorienter vers l'enseignement. Plusieurs axes d'intérêt issus de mon parcours personnel et de ma situation particulière d'immigrant ont donc été pris en compte, tels que :

  • le besoin de me sentir utile et d'apporter un soutien à des publics fragilisés.
  • le besoin d'être en contact avec d'autres êtres humains.
  • l'envie de travailler dans un contexte multiculturel.
  • l'envie de posséder une certaine autonomie professionnelle et de pouvoir être une force de décision, de proposition et d'innovation dans ma structure d'accueil.
Ce faisceau de facteurs convergeait tout naturellement vers l'enseignement (en général) et l'enseignement du français langue seconde (en particulier).

J'aimerais présenter l'outil "ligne du temps" de façon dynamique, afin d'y inclure plusieurs types de considérations (professionnel, personnel, etc.) et pour ce faire, l'utilisation d'outils technologiques me semble tout indiqué. À ce titre, le logiciel Ligne du temps développé par le RÉCIT paraît correspondre à mes critères : exemple de ligne du temps réalisée avec le logiciel du RÉCIT.

dimanche 23 septembre 2012

Réseau de contextes

À l'heure actuelle, il est évident que les contextes qui auront le plus d'influence sur la poursuite de ma formation sont d'ordre personnel. De nombreux évènements sont venus dernièrement perturber mon équilibre, et m'obligent à redéfinir certaines priorités sans toutefois perdre de vue mes objectifs premiers.

À ce titre, je pense que la représentation graphique d'éléments de réflexion personnels est un excellent moyen d'approfondir notre réflexion, de mieux saisir les liens entre différents concepts ou encore de prendre des décisions nécessitant la prise en compte de diverses problématiques. J'utilise cette stratégie depuis longtemps avec mes apprenants adultes, après l'avoir expérimentée en stage au primaire. Pour de nombreux élèves aux prises avec des difficultés relatives à l'abstraction, le fait de pouvoir visualiser clairement un réseau conceptuel permet de faciliter les apprentissages.

J'ai déjà utilisé durant mon baccalauréat le logiciel Inspiration, qui possède l'avantage d'être très intuitif et de ne pas nécessiter de compétences techniques très élaborées. 

Ci-dessous, vous trouverez un lien menant à un article et à une carte conceptuelle de Joseph D. Novak, de l'Université de Cornell, intitulé "LA THÉORIE QUI SOUS-TEND LES CARTES CONCEPTUELLES ET LA FAÇON DE LES CONSTRUIRE".

vendredi 14 septembre 2012

Un bon prof, qu'est-ce que c'est ?

Bonjour à tous,

J'ai trouvé intéressant cet article paru sur Lemonde.fr. Bien évidemment, il s'inscrit dans un contexte français, mais il reste pertinent également pour des enseignants québécois. 

Bonne journée à tous : 

mardi 11 septembre 2012

Commentaire sur le blogue de Simon Saint-Onge : l'importance des TIC à l'école :

Salut Simon. Je suis tout à fait d'accord avec toi, mais je poserai quelques bémols. Je crois qu'à l'heure actuelle, nous sommes en train de mettre un peu "la charrue avant les boeufs". Je veux dire par ici que l'utilisation des TIC suppose la présence d'enseignants intéressés par celles-ci, mais également capables de les utiliser à bon escient.. En effet, je vois souvent des enseignants qui, par exemple, utilisent le TBI comme une simple télévision ou encore comme un tableau noir. 
De plus, le système québécois actuel, qui favorise une certaine forme d'autonomie des commissions scolaires notamment financière, amène également des disparités énormes entre les élèves. Le recours aux TIC peut être un formidable moyen d'amener les élèves à développer des compétences nécessaires dans le futur, mais ces outils coûteux doivent également être mis à disposition de TOUS les élèves, afin que les inégalités sociales que nous connaissons ne deviennent pas des inégalités technologiques. À titre d'exemple, à l'heure actuelle, la CSMB commence à avoir un très fort taux d'équipement technologique, alors que ce n'est pas du tout le cas de la CSDM, qui elle est en prise à des difficultés financières importantes.
Enfin, je crois également que l'outil le plus important dont nous disposons reste l'humain. Je préférerais voir des classes avec beaucoup moins d'effectifs que des classes surchargées disposant d'outils technologiques.

Bonne journée à toi !

Le blog : utilisation pédagogique

J'ai déjà utilisé le blog en classe d'accueil comme outil de réalisation d'un projet. Chaque équipe devait, dans le cadre d'une SAÉ relative au fait français au Québec, réaliser un kiosque informatif dans le cadre d'une activité d'école. 

Le blog m'a permis de mettre en oeuvre plusieurs compétences (je ne parle pas ici des compétences ministérielles) : 

  1. La création d'un outil informatique et l'utilisation de celui-ci. Je constate souvent que les élèves, supposément "nés avec un écran tactile dans la main", ont une maîtrise tout à fait parcellaire des outils informatiques à leur disposition et ont un usage de l'informatique qui se limite généralement à l'étape de la "communication orale textuelle". Le fait de créer, selon un mode opératoire prédéfini, un véritable outil fonctionnel, leur pose des difficultés parfois très importantes. Le recours à l'informatique possède toutefois l'excellent avantage de focaliser l'attention des apprenants, y compris des plus "dissipés".
  2. Le travail collaboratif. Chaque blog était ouvert aux membres de l'équipe et à l'enseignant. Chacun des apprenants était responsable d'une partie de la création du kiosque et devait faire part de ses avancées à ses collègues, ainsi qu'à moi-même.
  3. L'évaluation du processus autant que de la réalisation. À l'heure où l'évaluation des compétences semble être le mot d'ordre (même si dans les faits, de nombreux enseignants continuent à évaluer des productions, puis à les rattacher à des compétences), ce type de format de travail permet réellement de percevoir les étapes par lesquelles sont passés les élèves et leurs interrogations, voire leurs erreurs.
  4. La possibilité d'un enseignement quasi-individualisé ou en tout cas d'une certaine différenciation pédagogique. Étant donné que les élèves travaillent dans une autonomie relative, il m'était possible d'intervenir de façon plus adéquate auprès de chacun d'eux, puisque j'avais sous les yeux leurs travaux de façon permanente.
En résumé : 
  • Activités possibles avec un blog = innombrables : club de lecture, nouvelles de la classe, communication avec les parents, suivi de projet, communication entre classes ou avec une classe à l'étranger, etc.
  • Freins = manque de maîtrise technologique de certains élèves, faible autonomie de certains élèves, nécessité de fixer un cadre de travail rigoureux pour éviter l'éparpillement, nécessité de posséder un laboratoire informatique dans l'établissement scolaire, inégalités entre les élèves possédant une connexion internet à la maison ou non.

vendredi 7 septembre 2012

Le blog : potentialités et contraintes

Tenir un journal de mes activités n'a jamais été mon fort. Pourtant, je suis actuellement très satisfait de cet exercice, car il s'inscrit clairement dans la même dynamique que l'enseignement. 

En effet, je pense que la planification, mal nécessaire pour la plupart d'entre nous, a une fonction réflexive bien plus importante que le simple fait de "savoir où on s'en va". Cet outil nous permet non seulement de faire en sorte que notre enseignement présente une cohérence en termes d'apprentissage mais également en termes de stratégies d'enseignement. 

Mais le travail le plus important se situe pour moi en aval : bien préparer ses cours, certes, mais surtout revenir sur sa préparation et déterminer les raisons de la réussite ou de l'échec de celle-ci. Sans ce travail réflexif, il n'est pas pensable d'apporter une amélioration à nos pratiques.

Le blog est à ce titre une forme de retour sur notre vécu d'enseignant. Bien évidemment il suppose de réussir en quelques lignes à synthétiser des interrogations parfois floues et/ou nombreuses, mais il permet surtout, à intervalles réguliers, de prendre un temps spécifique au retour sur soi et à ce que nous vivons dans nos classes.

La potentialité la plus importante du blog serait donc, selon moi, la possibilité de visualiser notre évolution personnelle et professionnelle de manière objective. La contrainte qui en découle donc nécessairement est une exigence de rigueur, que je ne crois pas posséder encore, mais que j'espère développer.

mardi 4 septembre 2012

Réflexion sur la production hebdomadaire du blog

Je ne considère pas la production de billets hebdomadaires sur le blog soit difficile, mais elle est clairement exigeante. 

En effet, je passe mes journées d'enseignant à baigner dans une sorte de "bouillon réflexif" à l'intérieur duquel je me questionne énormément sur mes pratiques et sur la manière de les adapter pour répondre aux besoins de mes apprenants. 

Mais cette analyse réflexive ne se situe qu'à un niveau conceptuel interne et ne dépasse que rarement le cadre de ma boîte cranienne pour aboutir sur un quelconque support. Or, l'exercice demandé par le blog m'oblige à formaliser certaines réflexions et à leur donner corps.

Cette "obligation" d'écrire deviendra un réflexe, j'en suis convaincu. Pour le moment, en revanche, je dois en quelque sorte me forcer à partager mes réflexions, car le recours à un outil tel que Blogger n'est absolument pas un automatisme.