mercredi 24 octobre 2012

La différenciation pédagogique : une question d'intention didactique

Bonjour à tous,

Afin de valider la poursuite de la maîtrise en orthopédagogie, il m'a été demandé de suivre une propédeutique : le cours DID1220-Didactique de l'arithmétique en adaptation scolaire, qui est un cours de baccalauréat. J'estimais tout d'abord qu'il s'agissait d'une perte de temps, mais je dois avouer que ce cours me permet, jusqu'à maintenant, de véritablement prendre conscience non pas de l'importance, mais de la manière de mettre en oeuvre des stratégies de différenciation au primaire. De plus, je réalise que je sous-estimais la nécessité d'analyser clairement les erreurs mathématiques des élèves dans la détermination de stratégies compensatoires.

Vous trouverez ci-dessous une synthèse de la différenciation pédagogique, comprenant les 4 entrées de différenciation, ainsi que les degrés de différenciation (flexibilité, adaptation, modification). (cliquer sur l'image pour l'agrandir)


(Source : La différenciation pédagogique au coeur de la réussite – Document évolutif
Commission scolaire des Phares – Services éducatifs – Octobre 2010)

L'intention d'évaluation des apprentissages (qu'elle soit formative ou sommative) reste le facteur le plus important dans la différenciation. En effet, selon le critère que nous cherchons à évaluer, notre intervention pourra prendre la forme d'une adaptation ou d'une modification. Prenons un exemple : 

Intervention : donner à l'élève présentant une dyscalculie une calculatrice pour éviter de le confronter à la résolution d'algorithmes : 
Intentions d'évaluation : 
  1. Savoir si l'élève est capable d'effectuer une séquence logique d'étapes de résolution de problèmes : le recours à la calculatrice devient une adaptation, qui ne change pas les critères d'évaluation.
  2. Savoir si l'élève est capable de déterminer les algorithmes à appliquer dans une résolution de problèmes :  le recours à la calculatrice devient une adaptation, qui ne change pas les critères d'évaluation.
  3. Savoir si l'élève est capable d'appliquer de manière efficace les algorithmes permettant la résolution de problèmes :  le recours à la calculatrice devient une modification, qui ne permet plus d'évaluer l'élève de manière régulière. 
Ainsi, avant d'essayer de déterminer les manières de proposer des stratégies compensatoires aux élèves les plus en difficulté, nous devons tout d'abord nous poser la question ce que nous voulons déceler ou mettre en oeuvre dans les activités que nous créons pour nos élèves.

Enfin, la mise en oeuvre de la différenciation peut tout à fait permettre de proposer des activités adaptées aux différents niveaux de nos élèves, tout en laissant la possibilité de poser des questions de suivi communes. Ainsi, la différenciation n'est pas systématiquement discriminatoire, mais peut au contraire valoriser l'élève au moment du retour en plénière sur l'activité réalisée. Par exemple, dans le cadre des mathématiques, la création de tâches parallèles, de tâches à choix multiples ou de tâches ouvertes permet de travailler simultanément avec TOUS les élèves tout en s'appuyant sur leur Zone Proximale de Développement.

Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site suivant : 
http://differenciationpedagogique.com/questceque/questceque, qui propose de nombreuses bases théoriques ainsi que des possibilités concrètes d'action.

Bonne journée !

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