vendredi 2 novembre 2012

Commentaire sur le blogue de Mariline Pion-Paquette. Sujet : situation dangereuse et désaccord avec la TES.


Bonjour Mariline,

Nous entendons souvent parler de gestion de classe, mais il est rare que la problématique de "gestion d'équipe éducative" soit abordée. Dans ton cas, je pense que tu es tout à fait en droit, au vu de la situation que tu viens de vivre, de demander un ajustement dans les procédures et le matériel de ta classe. Il est tout à fait possible d'utiliser des ciseaux qui ne représentent pas un danger pour toi ou les autres élèves si jamais un apprenant vivait une crise importante : ciseaux en plastique, à bout rond, etc. 

Il est également important de considérer qu'une TES est une aide dans la classe. Son avis peut être très pertinent concernant des stratégies d'intervention, mais tu restes le maître à bord dans ton environnement. Tu devrais effectivement en parler à d'autres collègues et à ta direction, car il n'est pas normal d'entrer en conflit avec un collègue concernant tes prérogatives. 

Il ne s'agit pas ici d'entrer en conflit ouvert avec ta TES, car la cohésion de ton équipe est indispensable par rapport à la bonne conduite de ta classe. Mais je pense qu'étant donné ton ressenti par rapport à la situation, tu devrais prendre un moment pour discuter avec elle et lui parler franchement (et surtout au "je") : par exemple : "JE me sens ..... par rapport à ce qui s'est passé dans la classe et JE crois que nous pourrions.... . Qu'en penses-tu ?". Tu ne dois pas laisser perdurer une situation dans laquelle tu te sens nerveuse et inconfortable. 

J'aime beaucoup la conclusion de ton billet. En effet, ce genre d'expérience est indispensable pour la suite, car tu es en train d'apprendre que le début de l'année est absolument indispensable dans la détermination de ton cadre de gestion éducative. Dès le départ, tu dois prendre les rênes et imposer certains éléments et conduites à tenir dans ta classe. Il serait aussi possible que tu demandes à ta TES d'avoir régulièrement (base mensuelle, par exemple) une réunion d'équipe dans laquelle vous pourriez aborder tous les facteurs d'inconfort ou toutes les pistes de solution. La petite discussion entre deux périodes n'amène généralement aucun effet, alors que le fait de formaliser une réunion permet de vraiment fonctionner en synergie.

Je te souhaite du courage et ne perds pas de vue que toutes ces expériences désagréables vont te permettre de mieux te situer par rapport à tes attentes, et ainsi de mettre en place des stratégies pour éviter les mauvaises surprises à l'avenir.

Bonne journée !

jeudi 1 novembre 2012

Bilan de l'expérience du blogue



L'expérience "bloguaire" a été pour moi très intéressante. Le début de ma session a été marqué par des évènements extrêmement pénibles au point de vue personnel, et j'ai eu beaucoup de mal à "raccrocher le wagon". Mais, dès que j'ai pu revenir à un rythme plus "normal", j'ai pris beaucoup de plaisir à pouvoir faire partager à mes collègues certaines de mes réflexions sur le cours PPA6001, mais également sur d'autres cours de la session d'automne 2012.



Le seul véritable obstacle que j'ai pu rencontrer a été celui des commentaires. J'avoue bien volontiers que j'ai complètement oublié de commenter les réactions des participants de ma cohorte chaque semaine, et je me retrouve donc avec plusieurs commentaires réalisés le même jour. D'un autre côté, je pense que cela a été un mal pour un bien, car j'ai pu ainsi me consacrer exclusivement au parcours des autres blogues et aux commentaires sur les sujets que je trouvais intéressants. Il est vrai que parfois, gérer l’exécution de plusieurs tâches conjointement peut être ardu (réfléchir pour ses propres interventions + interagir avec celles des autres).

Cette activité m'a permis de développer une certaine rigueur, mais également de réaliser que le blogue est un outil de consignation formidable. Je ne suis pas certain que dans deux ans, j'aurais encore en mémoire certains apprentissages importants que je suis en train de réaliser. Mais, en les synthétisant et en faisant l'effort de les publier, j'ai l'impression de développer une nouvelle stratégie d'apprentissage, qui me permettra d'intégrer en mémoire à long terme ces nouvelles connaissances.

Je pense que l'outil blogue souffre d'un certain manque d'interactivité. Il serait peut-être pertinent de coupler nos blogues à un forum rapidement consultable (par exemple ne contenant que les titres des interventions, les auteurs et un hyperlien) car il est parfois pénible de parcourir tous les blogues les uns après les autres pour trouver une intervention nous donnant envie de réagir. Ainsi, en un coup d'oeil, nous serions capables de voir les thématiques abordées par nos collègues et d'y réagir, éventuellement par le biais du forum, pour que nos commentaires soient accessibles à tous.

Mis à part ce point, je pense que l'objectif d'analyse réflexive visé par les outils du cours PPA6001 est très largement rempli.

mercredi 31 octobre 2012

Commentaire sur le blogue de Stéphanie Lemieux-Fortin. Sujet : multiethnicité et Halloween.


Bonjour Stéphanie,


J'ai beaucoup aimé lire ton billet concernant la multiethnicité. Je suis enseignant en classe d'adultes, dans Parc-Extension, ce qui signifie que je dois m'ajuster en permanence à des réalités différentes et éviter certains sujets dits "sensibles" : religion, homosexualité, etc. Néanmoins, rien ne m'empêche de parler de religion et de demander à chacun de mes élèves quelle sont leurs croyances et ainsi d'en faire profiter tous les autres apprenants. Le problème n'est pas dans la thématique, mais dans la manière de l'aborder.

Une bonne solution dans ton cas aurait été de présenter l'Halloween aux enfants, d'expliquer son origine et les formes qu'elle prend au Canada et aux États-Unis. Non, la fête de l'Halloween n'est absolument pas "universelle" et a été imposée par la culture dominante nord-américaine à d'autres régions du monde, comme l'Europe. Étant français moi-même, j'ai pu constater que les pratiques liées à Halloween se sont énormément développées depuis les 10 dernières années, mais qu'auparavant, la célébration de cet évènement était la Toussaint, c'est-à-dire la fête des morts, pendant laquelle les familles françaises ont l'habitude de faire le tour des tombes de leurs proches pour aller les refleurir. Ainsi, en Haïti, la Toussaint est une fête extrêmement importante, mais très teintée de superstition et de sérieux. La place des morts dans les familles est très importante, et n'est pas perçue comme un jeu. De plus, Halloween, comme d'autres fêtes issues traditionnellement de la religion catholique, est devenue avant tout un grand cirque consumériste, et génère des revenus spectaculaires pour toutes sortes d'industries.

Cela dit, en communiquant plus avec les parents, tu aurais pu leur faire comprendre que le but n'était pas de célébrer une fête religieuse, mais de se servir d'un contexte culturel pour arrimer des apprentissages. Toute classe est un milieu multiculturel dans lequel chaque enfant peut s'enrichir de la culture des autres. Ceci est très valable dans les classes d'accueil, par exemple, mais reste pertinent dans une classe régulière. Les parents n'ont pas à dicter ce qui doit être fait ou non en classe, tant que ta pratique respecte la Charte des Droits et Libertés de la Personne. Tu devrais en parler à ta direction et aux autres collègues pour savoir comment ils réagiraient dans ce type de situation et ainsi pouvoir te "couvrir" en cas d'incident.

Pour conclure, je crois que tu aurais tout à fait pu conserver ton activité, ainsi que la thématique abordée, mais simplement l'organiser pour que chaque élève de la classe, quelle que soit sa culture, puisse également valoriser ses pratiques concernant la célébration de la "fête des morts". 

Passe une belle journée.

Commentaire sur le blogue de Catherine Chaussé-Maccabé. Sujet : la motivation.

Bonjour Catherine,

Effectivement, le manque de motivation est une problématique importante en éducation et je pense qu'elle est surtout en développement. J'ai le sentiment que beaucoup de parents ne valorisent pas à sa juste valeur l'importance des apprentissages à l'école et ainsi, ne favorisent pas la motivation de leurs enfants. Je constate ce phénomène dans les milieux défavorisés, dans lesquels l'impact de l'environnement est très important.

La première technique que tu décris découle directement de la flexibilité pédagogique, ou différenciation. On qualifie ce genre de pratique de "tâche ouverte" ou "tâche à choix multiples", qui permet aux élèves, par exemple en mathématiques, de choisir avec quels termes ils vont résoudre un problème. 

Je crois que le plus important, et le plus difficile en même temps, est de faire comprendre aux élèves en quoi les activités proposées sont pertinentes pour la suite de la scolarité et en quoi elles sont signifiantes. La fameuse question du "À quoi ça sert de faire ça ?" doit trouver une réponse immédiate et cohérente, sans quoi les élèves ont le sentiment que même leur professeur ne parvient pas à comprendre le but des activités proposées. 

Je crois que les différents styles d'apprentissage ont également leur importance, mais je tempèrerais celle-ci. En effet, sans planifier spécifiquement une activité pour qu'elle prenne en compte les styles d'apprentissage, il est de toute façon indispensable de proposer des activités variées et utilisant divers modes d'apprentissage. La recherche montre que la capacité de concentration d'un élève du primaire sur un type de tâche spécifique est de quelques minutes (7 à 15 selon les études). Dans tous les cas, une bonne séquence didactique proposera divers types d'exercices.

Le tableau de motivation ne me paraît pas être une bonne idée, en revanche. Tous les systèmes de récompense et d'émulation présentent des "dangers" en classe. Si l'élève reçoit une récompense parce qu'il a estimé que sa motivation était bonne, rien ne l'empêche de s'autoévaluer systématiquement de façon positive pour avancer dans le tableau. De même, les concepts de "bien travailler" et de motivation ne sont pas des corollaires : selon les attentes de l'enseignant, un élève peut tout à fait rendre un travail jugé "bon" sans avoir fait preuve de motivation. Pour augmenter la motivation d'un élève, il nous faut jouer sur sa perception de compétence et de contrôle de ses apprentissages. Ainsi, la motivation ne s'évalue pas formellement, mais nécessite la mise en place de stratégies métacognitives, au-travers desquelles l'élève va pouvoir estimer sa motivation et la mettre en relation avec son ressenti par rapport à ses apprentissages.

Je te souhaite une bonne journée.

Commentaire sur le blogue de Kim Arsenault. Sujet : la suppléance.

Bonjour Kim,

Vaste sujet que la suppléance... Nous sommes tous plus ou moins logés à la même enseigne, nous, les récents finissants d'un baccalauréat. Certains diront qu'il s'agit d'un passage obligé pour "faire nos armes" et ainsi être mieux préparés pour la gestion d'une classe régulière. Je considère que la suppléance nous offre vraiment des opportunités intéressantes : découvrir de nouveaux publics, différents niveaux, différents environnements de travail. L'adaptabilité devient une qualité très importante !!

Néanmoins, je pense que la suppléance nous écarte aussi de ce que doit être la voie d'un enseignant, notamment la création de liens affectifs avec les élèves, la mise en place de stratégies d'enseignement et d'apprentissages à long terme, et surtout la différenciation pédagogique. 

La préparation est indispensable pour être sur de pouvoir gérer la classe et de proposer des activités signifiantes. J'ai beaucoup apprécié le fait que tu (ainsi que les deux autres personnes) fournisses des sites internet permettant d'avoir quelques outils directement utilisables en classe. Dans le cas d'une absence de planification de la part de l'enseignant régulier, il est aussi possible (en fonction du niveau des élèves) de proposer des activités relatives à leur projet professionnel, à leur vision de l'école, à leurs qualités et défauts, etc. Ce type de questionnement est très intéressant, car il place les élèves dans une dynamique dans laquelle ils ont le sentiment qu'on s'intéresse clairement et directement à eux, et cela donne de beaux résultats. C'est aussi une occasion particulièrement intéressante de proposer un enseignement explicite de certaines stratégies que le professeur régulier a pu oublier de mentionner ou d'expliciter.

Bon courage pour la suite de ta carrière et de ta maîtrise.

mercredi 24 octobre 2012

La différenciation pédagogique : une question d'intention didactique

Bonjour à tous,

Afin de valider la poursuite de la maîtrise en orthopédagogie, il m'a été demandé de suivre une propédeutique : le cours DID1220-Didactique de l'arithmétique en adaptation scolaire, qui est un cours de baccalauréat. J'estimais tout d'abord qu'il s'agissait d'une perte de temps, mais je dois avouer que ce cours me permet, jusqu'à maintenant, de véritablement prendre conscience non pas de l'importance, mais de la manière de mettre en oeuvre des stratégies de différenciation au primaire. De plus, je réalise que je sous-estimais la nécessité d'analyser clairement les erreurs mathématiques des élèves dans la détermination de stratégies compensatoires.

Vous trouverez ci-dessous une synthèse de la différenciation pédagogique, comprenant les 4 entrées de différenciation, ainsi que les degrés de différenciation (flexibilité, adaptation, modification). (cliquer sur l'image pour l'agrandir)


(Source : La différenciation pédagogique au coeur de la réussite – Document évolutif
Commission scolaire des Phares – Services éducatifs – Octobre 2010)

L'intention d'évaluation des apprentissages (qu'elle soit formative ou sommative) reste le facteur le plus important dans la différenciation. En effet, selon le critère que nous cherchons à évaluer, notre intervention pourra prendre la forme d'une adaptation ou d'une modification. Prenons un exemple : 

Intervention : donner à l'élève présentant une dyscalculie une calculatrice pour éviter de le confronter à la résolution d'algorithmes : 
Intentions d'évaluation : 
  1. Savoir si l'élève est capable d'effectuer une séquence logique d'étapes de résolution de problèmes : le recours à la calculatrice devient une adaptation, qui ne change pas les critères d'évaluation.
  2. Savoir si l'élève est capable de déterminer les algorithmes à appliquer dans une résolution de problèmes :  le recours à la calculatrice devient une adaptation, qui ne change pas les critères d'évaluation.
  3. Savoir si l'élève est capable d'appliquer de manière efficace les algorithmes permettant la résolution de problèmes :  le recours à la calculatrice devient une modification, qui ne permet plus d'évaluer l'élève de manière régulière. 
Ainsi, avant d'essayer de déterminer les manières de proposer des stratégies compensatoires aux élèves les plus en difficulté, nous devons tout d'abord nous poser la question ce que nous voulons déceler ou mettre en oeuvre dans les activités que nous créons pour nos élèves.

Enfin, la mise en oeuvre de la différenciation peut tout à fait permettre de proposer des activités adaptées aux différents niveaux de nos élèves, tout en laissant la possibilité de poser des questions de suivi communes. Ainsi, la différenciation n'est pas systématiquement discriminatoire, mais peut au contraire valoriser l'élève au moment du retour en plénière sur l'activité réalisée. Par exemple, dans le cadre des mathématiques, la création de tâches parallèles, de tâches à choix multiples ou de tâches ouvertes permet de travailler simultanément avec TOUS les élèves tout en s'appuyant sur leur Zone Proximale de Développement.

Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site suivant : 
http://differenciationpedagogique.com/questceque/questceque, qui propose de nombreuses bases théoriques ainsi que des possibilités concrètes d'action.

Bonne journée !

dimanche 21 octobre 2012

Le blogue en tant qu'outil pédagogique : usages pédagogiques, valeur ajoutée, limites

Suite à l'atelier réalisé sur les outils Web 2.0 et réseau, j'estime qu'il pourrait être pertinent de publier dans ce blogue les résultats de mes recherches sur le sujet. 

J'avais, en septembre, publié un billet sur l'utilisation personnelle que j'avais pu faire du blogue en contexte scolaire, mais la recherche effectuée m'a permis de découvrir beaucoup d'autres utilisations (et limites) de cet outil. 


De nombreux usages pédagogiques peuvent être faits des blogues. En voici quelques exemples :

1. Fournir des informations pratiques sur le cours : l’enseignant peut se servir du blogue pour fournir des informations telles que le rappel des devoirs, les sujets à venir, un rétroplanning, etc . (Académie de Dijon. CRDP, 2012)

2. Prolonger le travail réalisé en classe : l’enseignant peut publier sur le blogue des résumés de son cours ou des fiches mettant en valeur certains points fondamentaux à retenir. Il peut également proposer des ressources complémentaires (vidéos, sites web, lectures) qui complèteront le cours et aideront les élèves à réaliser leurs travaux. (Insulf-FLE, 2010)

3. Raconter la vie de la classe : le blogue peut servir de cahier de classe dans lequel les élèves consigneront les activités réalisées, l’histoire de la classe, le calendrier, etc. (Académie de Dijon. CRDP, 2012)

4. Réaliser un projet pédagogique collaboratif : les blogues permettent aux élèves de mettre en commun leurs ressources et ainsi d’offrir à chaque élève une vue d’ensemble de l’avancement des travaux. De plus, le blogue permet de formaliser les étapes de réalisation d’un projet, depuis la définition de la thématique, jusqu’à la réalisation de celui-ci, à travers de multiples traces (photos, vidéos, journal, comptes-rendus). (Broudoux, 2003)

5. Communiquer : l’aspect communicatif du blogue est sans doute le plus intéressant. La communication peut ainsi s’établir à plusieurs niveaux :

  • entre l’enseignant et les élèves : pour discuter par exemple de difficultés rencontrées en classe, poursuivre certaines discussions entamées à l’école, apporter un soutien didactique..
  • entre les élèves : les élèves peuvent interagir sur des sujets liés à l’école ou à leurs intérêts personnels. Ce type d’interactions est également envisageable avec plusieurs classes différentes, notamment dans le cadre du jumelage avec des classes situées à l’étranger.
  • entre l’enseignant et les parents : grâce au blogue, les parents peuvent se tenir informés des actualités de la classe ou encore des devoirs à faire. (Académie de Dijon. CRDP, 2012)
 6. Servir d’outil de conservation et de consignation des travaux des élèves et offrir la possibilité de revenir sur certaines productions pour les améliorer. (Gauvin, 2004)

La valeur ajoutée des blogues utilisés en contexte scolaire est très importante. Ils permettent en effet de :

  1. Mettre en œuvre et développer des compétences reliées aux TIC : le PFEQ insiste fortement sur la nécessité pour les élèves de mieux maîtriser les outils technologiques et la création d’un blogue personnel lié au blogue de la classe représente une excellente opportunité de le faire, de façon rapide, simple et relativement intuitive. Les élèves peuvent également être sensibilisés aux bons usages d’Internet et ainsi développer un esprit critique. De surcroît, le blogue est un outil cohérent avec les pratiques habituelles des élèves hors temps scolaire et permet de les préparer aux moyens de communication écrite qu’ils auront à utiliser en contexte professionnel. (Académie de Dijon. CRDP, 2012; Bartlett-Bragg, 2003; Gauvin, 2004; Insulf-FLE, 2010)

2. Éduquer aux médias : encore une fois, le blogue répond aux exigences des domaines généraux de formation du PFEQ, en permettant aux élèves de mieux comprendre le processus de production de l’information sur Internet et ses limites. (Académie de Dijon. CRDP, 2012)

3. Développer des compétences écrites : du fait même de sa forme, le blogue nécessite de la part des élèves une production écrite régulière, mettant en œuvre les mêmes exigences de cohérence textuelle et de syntaxe qu’un travail écrit « classique ». (Insulf-FLE, 2010)

4. L’évaluation formative : cet outil permet à l’enseignant d’évaluer ses élèves sur une base régulière et de proposer des pistes de correction ou d’améliorations, dont le suivi s’en trouve facilité. Le travail de l’élève n’est alors plus perçu comme une version finale mais comme un processus constant de construction. (Scott, 2003)

5. Faciliter l’apprentissage et favoriser la continuité pédagogique : en permettant aux élèves de joindre leur enseignant, même en-dehors des cours, et de proposer des ressources pédagogiques complémentaires, le blogue peut favoriser l’apprentissage chez certains élèves, notamment ceux ayant besoin de plus de temps pour réaliser leurs travaux. L’enseignant peut accompagner plus efficacement les apprenants dans leur démarche de réalisation de travaux.  La forme électronique permet de plus d’introduire une dimension ludique et moderne dans l’apprentissage, tout en favorisant un certain recul réflexif.(Scott, 2003)

6. Entretenir la motivation : depuis quelques années, la question de la motivation devient centrale dans les recherches sur la réussite scolaire. En proposant un outil pédagogique stimulant comme le blogue, l’enseignant peut réussir à favoriser une participation plus active des élèves en difficulté. De plus, certains élèves n’osant pas forcément prendre la parole dans le contexte de la classe pourront certainement dépasser leurs inhibitions en étant amenés à collaborer avec les autres de manière écrite. Enfin, le blogue met en valeur le travail et les efforts des apprenants. (Académie de Dijon. CRDP, 2012)

7. Inciter à l’autonomie : les élèves deviennent véritablement acteurs de leurs apprentissages et peuvent développer de nouvelles stratégies leur permettant de mieux organiser leur temps et leurs productions.(Académie de Dijon. CRDP, 2012)
Malgré leur facilité d’accès et leur simplicité d’utilisation, les blogues admettent quelques contraintes et limites :

1. La nécessité pour tous les élèves d’avoir un accès personnel à Internet, à l’école, mais aussi à la maison.(Insulf-FLE, 010)

2. Le choix d’un logiciel adapté aux besoins de l’utilisation que l’enseignant souhaite faire du blogue.(Insulf-FLE, 2010)

3. Le maintien d’une certaine rigueur dans l’utilisation du blogue par les élèves, pour éviter la perte de motivation. Les élèves doivent donc être encouragés régulièrement à l’utiliser.(Insulf-FLE, 2010)

4.  La définition de projets signifiants : créer un blogue n’est pas une fin en soi et nécessite de la part de l’enseignant une capacité à canaliser et à orienter l’intérêt, par le biais de projets de classe qui alimentent le contenu des écrits.(Bartlett-Bragg, 2003)

5. La modération : la libre-expression des élèves peut donner lieu à des dérapages écrits. Il est donc nécessaire de faire adhérer les élèves à une charte de responsabilité des écrits et de contrôler régulièrement le contenu des messages.(Insulf-FLE, 2010)

6. Les droits d’auteur : comme toute publication Internet, le blogue est soumis à des droits d’auteur qui impliquent que les élèves citent leurs sources, notamment dans l’utilisation d’images.(Broudoux, 2003)

7. La qualité des textes : l’enseignant doit effectuer une veille qualitative pour orienter la production des élèves.(Broudoux, 2003)

8. Le facteur temporel : le rôle central de l’enseignant dans la définition du blogue en tant qu’outil didactique va l’obliger à consacrer un temps non négligeable à la construction et à l’alimentation du blogue. Au niveau secondaire, le grand nombre d’élèves peut amener un enseignant à ne pas s’engager dans cette voie technologique.(Vandal, 2006)

Bibliographie :
Académie de Dijon. CRDP. (2012). Utiliser le blog comme un outil pédagogique. Repéré à
Bartlett-Bragg, A. (2003). Blogging to Learn. Repéré à http://knowledgetree.flexiblelearning.net.au/edition04/pdf/Blogging_to_Learn.pdf
Broudoux, É. (2003). Je blogue, tu blogues, nous bloguons. Du carnet individuel à l'écriture collective. Les dossiers de l'ingénierie éducative, 45.
Gauvin, R. (2004). 30 raisons d'intégrer les cybercarnets en salle de classe. Repéré à
Insulf-FLE. (2010). Qu'est-ce qu'un blog ? Et comment s'en servir pédagogiquement ? Repéré à
Scott, L. (2003). Some Uses of Blogs in Education. Repéré à
Vandal, B. (2006). Des carnets pour l'éducation. Bulletin collégial des technologies de l'information et des communications, 61. Repéré à http://clic.ntic.org/cgi-bin/aff.pl?page=article&id=1001